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Art et photographie pour les Journées européennes du patrimoin

Art

La Fondation Prince Albert II de Monaco a accueilli près d’une centaine de personnes à la Villa Girasole, le dimanche 4 octobre, pour sa cinquième participation aux Journées européennes du patrimoine en Principauté. 

En écho au thème 2026 « Patrimoine en péril : raviver, résister, réinventer », la Fondation a souhaité mettre en lumière son action dans les régions polaires à travers l’axe « Pôles en péril : protéger, conserver, perpétuer ». En complément des conférences proposées, menées par Philippe Mondielli, directeur scientifique, et Salomé Mormentyn, responsable de l’initiative Polaire de la Fondation, deux temps forts artistiques étaient au programme. 

Des photographies de John Weller, issues de son exposition « Peace Through Science », ont été installées dans différentes pièces de la villa. Tel un plaidoyer en faveur de la défense de l’Antarctique, du climat et de l’Océan, le travail de John Weller offre un récit immersif, instructif, et inspirant. Conçue en étroite collaboration avec des scientifiques de premier plan spécialistes de l'Antarctique, l’exposition témoignage de ses 21 années d'expérience dans la communication scientifique liée à ce continent.

Les visiteurs ont également pu découvrir des œuvres de l’artiste et environnementaliste Meg O’Hara qui a participé à une expédition de recherche le long de la côte ouest du Groenland (océan Arctique) à bord d’un voilier, en partenariat avec 11th Hour Racing. De cette expérience est né « 69° Nord – Groenland », un ensemble de peintures traduisant les paysages de neige, de glace et d’eaux glaciales.

Et, belle surprise pour les visiteurs, l’artiste était présente pour commenter son travail et échanger avec eux.

Son œuvre entend traduire cet environnement en perpétuelle mutation par des touches picturales qui célèbrent la créativité subtile de la nature et parfois son imperfection. Chaque toile est esquissée sur le vif, saisissant la lumière, la texture et l’atmosphère avec spontanéité et sensibilité. S’inspirant du mouvement de l’eau contre la glace ou du jeu de la lumière sur les glaciers, Meg O’Hara s’inscrit dans la lignée des peintres explorant la nature à travers l’abstraction, avec notamment une inspiration particulière